Chasseurs de robots

Richard MARAZANO, Shang XIAO

Dargaud, 2013



On avait trouvé plutôt sympa le premier tome de cette série à la cible plutôt jeunes ados. Le deuxième tome confirme cette impression : Yann, le frondeur de l'équipe d'ados qui se démène pour vivre dans ce monde post-apo, est à la recherche de son robot, SAM. Il a une vraie tête de pioche, ce Yann. Personne ne l'empêchera de réaliser son idée malgré le danger représenté par les robots qui rôdent en ville à la recherche des derniers survivants. Une fois retrouvé, SAM deviendra la nounou du petit groupe. Mais attention, la surprise est maintenue par des phrases comme : "Comment aurions-nous pu savoir que SAM n'était pas exactement ce qu'il paraissait être ?"

De vrais moments de suspense comme le contact avec d'autres survivants qui se révèlent être... eh non, je ne le dirai pas, na na na na nère euhhhh ! Et puis, une grande tristesse finale dont on imagine qu'elle sera probablement guérie dans les tomes suivants.

Sympa, cette série.

Marc Suquet


  

Après l'homme

Richard MARAZANO, Hua SHANG

Dargaud, 2011
S.A.M., T. 1



Un groupe d'ados cherche à survivre dans les égouts d'une mégalopole du futur. Dans une des sorties de leur cachette afin de chercher de la nourriture, Yann rencontre un robot menaçant, de ceux qui sont destinés à exterminer les êtres humains. Mais cette fois-ci, curieusement, le robot l'épargnera. Yann parcourt la ville à la recherche de ce robot pour comprendre son attitude.

Dommage que les maisons d'édition ne signalent pas l'âge des lecteurs ciblés par les BD : à la lecture de cet album et sans avoir une telle indication, c'est un poil simplet, dans le scénario comme dans le dessin. Mais à la lumière d'une cible plutôt adolescente, on entrevoit mieux les qualités de l'album.

Le scénario est plutôt classique : une mégalopole angoissante dans laquelle se terrent des adolescents. La personnalité un peu frondeuse de Yann se détache de ses potes, plus proches de la prudence. En bref, s'en foutent un peu, ses potes, à Yann, de chercher ce robot. Et pourtant, Ella fait confiance à Yann et à son attirance pour le robot. Là, c'est un poil gros, parce que on s'attend dans les tomes futurs au bisou. Mais bon, faut voir, on peut se tromper !

Le dessin est souvent sombre, atmosphère des égouts oblige. Point de fioritures ni de détails, si bien que les expressions des persos me semblent un peu frustes. Un truc à la manga peut-être, que les vioques comme moi aiment moins.

Bon, c'est pas désagréable, mais attention : plutôt ado !

Marc Suquet


Dans un futur probable, presque toute vie aura disparu d'une mégalopole. Les survivants se cachent où ils peuvent jusqu'à ce que les vivres s'épuisent. A moins que les robots ne les retrouvent. Comme d'autres survivants, Yann et ses compagnons s'aventurent à la surface pour trouver nourriture et médicaments. Alors qu'il s'aventure plus loin, Yann est repéré par un robot, mais celui-ci ne le supprime pas. Par curiosité, et parce qu'il s'y connaît en mécanique, Yann va démonter la machine géante, malgré les récriminations de son groupe... Sans oublier le danger de se faire repérer et d'être suivi, au risque d'entraîner l'extermination de la population restante...

Richard Marazano a la particularité d'écrire des scénarios simples en apparence, et terriblement humains. Encore une fois, il nous prouve ce talent à travers les questions que se pose Yann. Si la série S.A.M est en quatre tomes, ce premier album ne sert pas qu'à la mise en place de l'intrigue. j'irais même jusqu'à écrire qu'il peut se lire individuellement. On se déplace dans une ambiance crépusculaire, où le désespoir n'est jamais loin. Les conditions de vie sont extrêmes et vivre est un challenge. La communauté dont fait partie Yann rassemble uniquement des enfants et des adolescents. Chaque personnage semble avoir une responsabilité (Yann est le mécanicien, Cassandre, le scout). La technologie décrite semble avancée (robots, beeper), mais les armes qu'utilisent les "héros" sont contemporaines. Une ambiance post-apocalyptique pour le futur probable et le décor, mais la technologie utilisée me ferait penser au Cyberpunk. Ce n'est que supposition.

Pour la plupart d'entre nous, Shang Xiao était un nom inconnu. Il ne devrait pas le rester longtemps. Son trait rappelle la bande dessinée asiatique, mais on sent d'autres influences et c'est ce mélange qui fait qu'on remarque le dessin. Loin des copier-coller "On est tout seul mais on va survivre", Shang nous offre des planches où l'être humain est constamment présent. La technologie n'entre pas ou peu en compte. Pas de gros plan sur des armes, ou sur la complexité des robots. Ils feraient presque partie du décor. Justement, parlons du décor ! Quelques plans nous montrent une ville détruite, mais sinon, la presque-totalité des planches se passe en sous-sol, dans l'obscurité. Malgré cela, les détails abondent.

S.A.M est un condensé de bonnes idées. Scénario qui se finit, dessins et couleurs superbes de précision. Voilà un duo d'auteurs qui se sont trouvés. La série sera en quatre tomes, mais on ne sait pas encore comment l'histoire va évoluer. Un album à posséder de toute urgence. Petit bonus : les pages intérieures montrent le design des enfants, des robots et leurs armements respectif.

Temps de livres


  

Le pont du diable

Alfonso FONT, Richard MARAZANO

Glénat, 2010
Héloïse de Montfort, tome 2
56 pages. 10 euros



Pour sa deuxième mission, Héloïse est au prise avec une bête fantastique qui terrorise un village de Toscagne.

Nous avions déjà chroniqué le premier tome de cette série, Les cinq archers du puits aux âmes, en soulignant le classicisme de cet album. Pas grande différence ici pour ce deuxième tome qui, s'il n'est pas ennuyeux du tout, ne surprendra pas à nouveau son lecteur. Un lecteur plutôt ado, l'histoire et la forme ciblant ce type de public. Sympathique, sans surprise et à mettre entre toutes les mains.

Marc Suquet


  

Les cinq archers du puit aux âmes

Alfonso FONT, Richard MARAZANO

Glénat, 2010
Héloise de Montfort T1
55 pages. 9 euros



Dans le sud de la France au XIVème siècle, un mystérieux commanditaire réunit cinq personnes et leur propose une mission : dérober un livre dans une bibliothèque de l'Inquisition à Milan. Parmi les cinq personnes, quatre hommes au passé louche et tumultueux et une femme, Héloïse de Montfort. La récompense étant conséquente, les cinq se lancent dans l'aventure.

Cher lecteur, il ne faudra pas chercher l'originalité dans cet album. L'histoire n'est pas désagréable et on ne s'y embête pas. Mais franchement, le scénario est un brin classique : cinq compères au passé pas trop honnête et carrément machos, étonnés de voir parmi eux une femme qui manie l'arc... comme un homme ! Et en plus, v'la t-y pas que c'est bien une mignonne blondinette que cette Héloïse qui n'hésitera pas à se taper le plus cool des mecs, le gentil Clément.

On trouvera tout de même de l'action et du rythme dans cet album. Le dessin est également très classique.
Amateurs de classique classiqueux, cet album est pour vous. Chercheurs d'originalité, mieux vaut passer votre chemin. Une chose est sure, le lecteur ne sortira pas surpris par ce gentil album.

Marc Suquet


  

Le Troisième oeil d'Indra

Chris LAMQUET, Richard MARAZANO

Glénat, 2009
Blue Space T2
47 pages. 12 euros



Dans la jungle indonésienne, Suliyo, l'un des grands météorologues du moment, comprend que Jakarta va être détruite par un cyclone. Il faut donc l'évacuer d'urgence. Mais les autorités administratives sont difficiles à convaincre. Katrin et Victor vont donc, dans leurs avions prototypes, tenter une action désespérée.

Voilà une gentille bd. Le scénario est bien classique : un danger météo face auquel les administrations ne comprennent pas l'urgence. Il y a de gentils héros, une belle cause, un peu d'action. Le propos est actuel : le danger climatique. Le dessin de ce "one shot" n'est pas mauvais et assez coloré. On ne s'ennuie pas mais c'est rien de dire que cet album ne surprendra pas le lecteur.

Marc Suquet

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