Le fond du bocal

POUPON

Glénat, 2009
Tome 2
64 pages. 10 euros



Parfois on a envie de reprendre à son compte une belle citation qui nous a laissé rêveur et envieux de ne pas en être l'auteur. "Je ne sais pas quelle partie cela touche en moi" aurait dit Philippe Le Lay, patron des programmes de la une, à Jules-Edouard Moustic et Benoît Delépine quand ils lui présentèrent les premières moutures de Groland. Dont acte. Je ne saurais à aucun moment dire quelle partie de mon cerveau fut touchée par la lecture de ce puissant ouvrage gnostique qu'est le deuxième tome du fond du bocal. Certainement la haute teneur philosophique du sujet me submerge de telle manière que je suis écrasée par sa qualité. Un humour qui plane si loin au-dessus de mes pauvres capacités cérébrales que je ne suis pas toujours sûre d'avoir compris dans quel ordre se lisaient les pictogrammes. En fait le message tourne peut-être au moment même où je rédige ma chronique dans ma toute petite boîte crânienne, cherchant inlassablement à pénétrer les arcanes de mon médiocre raisonnement afin de baigner ma conscience et de l'élever au niveau du commun des mortels. De l'humour d'une telle qualité en laissera pantois plus d'un, dont moi mais je crois bien que malheureusement l'humilité qui m'est propre m'empêchera de me frotter à un éventuel troisième tome. Je n'en suis pas digne. Avis aux amateurs qui se sentiraient d'attaque.

Marion Godefroid-Richert


Les réflexions d'un poisson rouge sur son monde et l'extérieur de son bocal.

Voici le deuxième tome du Fond du Bocal mis en scène par Nicolas Poupon. La série est née en 2000 et est parue dans Bo Doï et Spirou. Les thèmes abordés dans ces "strips" sont très divers : la pollution, le loft, la promiscuité, les vacances... C'est relativement "pêchu" et sympa au début avec assez de justesse dans les réflexions. Tout est simplifié : le dessin épuré et direct, le sujet conclu en une à trois images. L'idée, c'est direct au but. L'humour est agréable et parfois assez cynique, type le bocal monté sur roues, destiné à éviter la prochaine marée noire. On ne rit pourtant pas de façon démesurée. On s'en lasse un peu et les 64 pages m'ont paru hélas un peu longues.

Marc Suquet

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