Jack B. Quick

Alan MOORE, Kevin NOWLAN

USA, 2006
14 euros



Les éditions USA nous ont concocté un petit bijou d'humour science fictionnel/non-sensique. Alan Moore au scénario, Kevin Nowlan au dessin (il a reçu un Eisner Award pour cette série)...
Jack B Quick est un enfant presque comme les autres. Il a une intelligence hors du commun. Tant mieux diraient certains. Oui mais (il y a toujours un Mais avec moi), nous sommes dans les Etats-Unis d'Amérique, période 50's, bien que non cité. Nous sommes à Queerwater Creek, petite ville rurale. Rien n'est conçu pour les enfants prodiges...
En huit histoires, nous apprendrons comment se débarrasser des extra-terrestres qui pondent dans nos cerveaux, qu'il y a une faille dans la théorie d'Einstein, qu'un épouvantail veut devenir maître du monde, qu'un chat peut voler...
Ces histoires pourraient bien se passer, avoir un happy end.. Il n'en est rien AH AH AH ! ! ! Car ce prodige est un enfant, au milieu de gens normaux, voire légèrement attardés... Et nous allons de catastrophe en catastrophe... Car un enfant de 10 ans ne peut faire que des bêtises dans l'univers d'Alan Moore.
Si vous avez décidé d'avoir des enfants, ou si vous en avez, vous ne les verrez plus de la même façon...
A lire de toute urgence...

Temps de livres


Cet album est un recueil qui réunit plusieurs histoires courtes élaborées entre 1999 et 2006 par les deux auteurs. Le héros, petit garçon extraordinairement intelligent, réside à Queerwater Creek, charmant trou perdu quelque part aux USA. Il profite de l'étrange permissivité de ses parents pour mettre son impressionnant cerveau au service de la science et provoquer du même coup d'horribles et drolatiques catastrophes. Citons pour mémoire : guérir une vache de crises de folie bovine nocturne en créant un soleil miniature au-dessus de son champ, enduire un chat de beurre pour étudier sur lui les effets de la lévitation, etc.
Et bien, comment peut-on dire ? C'est censé être drôle, dans une espèce de second degré auto-parodique de bon aloi. Comme on dit, on aime ou on n'aime pas. Moi... j'imagine que ça se voit ! Disons qu'il manque quelque chose aux strips pour être percutants comme on aime. Le petit côté Mac Gyver des bricolages de Jack ? Le manque d'épaisseur des personnages ? ? Même le petit garçon n'est rien qu'un gros cerveau, ses parents d'indécrottables bouseux du Middle-West, les gens du village des gens de village... point. Bof ! Sitôt refermé on a bien du mal à se rappeler la différence entre chaque historiette. Si vous m'en croyez, allez plutôt fouiner du côté de la collaboration du scénariste avec d'autres dessinateurs, il en résulte des bijoux : V pour Vendetta, Les gardiens, pour ne citer qu'eux : c'est à tomber !

Marion Godefroid-Richert

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