Aara (Aradia, T. 1)

Tanith LEE

Points Fantasy, 2006
384 pages, 7,00 euros
Réédition d'un roman paru aux éditions de l'Oxymore en 2003.
Première parution dans la langue originale en 1989.



Il n'est jamais aisé de résumer un ouvrage de la grande créatrice du Dit de la Terre Plate. Dans ce premier tome d'un cycle d'une longueur encore inconnue nous est présentée l'héroïne qui donne son nom à la saga. C'est une petite fille de douze ans au départ que sa mère laisse à la garde d'une tante pour rejoindre son mari, chef militaire sur le front d'une guerre entre deux empires ennemis. La guerre sera perdue, les parents seront tués, la tante se suicidera. Sur ce terreau infernal Aradia va se sauvegarder presque malgré elle, aimée par un occupant vainqueur amateur de beautés à peine nubiles qui l'entraînera à sa suite dans son lointain pays. Un certain nombre de péripéties plus tard, Aradia est devenue Aara aux yeux de sa patrie d'adoption, une aristocrate richissime veuve de son protecteur le vieux Gurz. Sa fortune est la clé de la course au pouvoir dans cet empire qui a dévoré sa famille. Aradia va devoir s'échapper de ce carcan doré où elle ne reconnaît pas son destin, qui l'attend ailleurs, elle le sent.

On reconnaît la patte de la diseuse de conte extraordinaire à chaque page. Son héroïne est portée de bout en bout sur un souffle immense qui traverse époques et continents, emportant tout sur son passage. Comment cette fillette immature et gâtée à qui la vie a ravi trop tôt la tendresse et l'insouciance de l'enfance va-t-elle pouvoir devenir la jeune femme au destin exceptionnel qu'on ne fait encore que deviner à la fin du récit de ce premier tome ?
On attend avec impatience la suite...

Marion Godefroid-Richert

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