Iacobus

Mathilde ASENSI

Gallimard, 2005



En 1319, le moine soldat Galceran de Born est chargé par le pape Jean XXII et par le grand maître de son ordre, les chevaliers hospitaliers, d'enquêter sur la mort du Saint-Père précédent Clément V et du roi Philippe le Bel. Ces deux sommités du monde médiéval sont mortes dans l'année qui a suivi le démantèlement de l'ordre des templiers et la mort de leur chef, Jacques de Molay, qui les a maudits du haut de son bûcher. Le but ultime de la quête de G. de Born est surtout de retrouver l'un des plus fabuleux trésors de la Chrétienté, le fameux trésor des templiers qui renfermerait entre autres l'arche d'alliance (le réceptacle des Tables de la Loi, brisées par un Moïse en colère). Autour du chevalier, de l'adolescent qu'il a pris sous son aile et de la belle Sarah, la sorcière juive, vont s'affronter les puissants de l'ancien monde.


Dans la droite ligne de Fred Vargas, Mathilde Asensi tisse les fils précis d'une tapisserie historique, romantique, initiatique. Son héros s'accomplit en tant qu'homme dans une tâche qu'il a d'abord acceptée à contrecoeoeur mais qui va lui permettre de s'affranchir de la culpabilité éprouvée depuis l'adolescence à la suite d'une faute commise dans sa jeunesse. L'écriture soucieuse du détail est riche d'enseignement sur la vie au Moyen-Age et on se laisse volontiers absorber par le récit de cette quête mythique qui a inspiré autant d'historiens que de romanciers. Plaisant.

Marion Godefroid-Richert


Surnommé le "Perquisitore", Galcéran de born, chevalier hospitalier, vient au monastère de Ponç de Riba, soi-disant pour étudier certains livres précieux, en fait pour se charger de l'éducation d'un certain novice, Jonas. Ils ne vont pas y rester longtemps car le pape Jean XXII a une autre mission pour eux. En effet, rongé d'angoisse par la malédiction des Templiers (et en particulier celle de Jacques de Molay qui maudit jusqu'à la 13e génération le roi Philippe IV, Guillaume de Nogaret et le pape Clément V, responsables de sa mort) le nouveau pape Jean XXII charge notre héros non seulement d'enquêter sur la mort des trois "maudits" mais aussi de retrouver l'or des Templiers. Sur le chemin qui les conduit jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle, Galcéran et Jonas vont croiser la route de Sarah, juive et amie des Templiers. Tous ces événements conduiront Galcéran de Born à prendre le chemin de Iacobus et à laisser son identité derrière lui.

Comparer ce roman au Nom de la rose est un tantinet exagéré ! L'ambiance est proche, ce sont tous des moines, mais la comparaison s'arrête là. L'intrigue est cousue de fil blanc, les énigmes tellement faciles que ce blanc bec de Jonas en trouve la moitié alors qu'il n'est jamais sorti de son monastère... etc. etc. Certes, ce genre de roman est souvent, pour moi, très plaisant car efficace. Ils sont construits de telle manière que l'on se sente un peu plus savante après l'avoir lu. Ce n'est pas tout à fait le cas ici et c'est ce qui lui manque peut-être ?

Annecat

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