Légende

David GEMMELL

Milady, 2008



Dros Delnolch. Six murs de pierre et une forteresse qui protège l'empire Drenaï. Huit mille hommes la protègent. La plupart sont des fermiers, des hommes qui ne connaissent pas la guerre. En face d'eux, un demi-million de Nadirs menés par un chef charismatique. L'Empire drenaï est-il condamné ? En dernier recours, ils font appel à Druss, celui qu'on appelle Marche-mort. Malgré son âge, va-t-il renverser le cours de la bataille ?

Ecrit en 1984, Légende reste un classique du roman de fantasy. On pourrait s'attarder sur cette forteresse assiégée, sur le charismatique Druss, mais depuis sa parution, beaucoup de choses ont été écrites sur eux. C'est pourquoi je n'en parlerai presque pas. Si les Drenaïs sont intéressants, le chef des Nadirs l'est tout autant. Ulric n'est pas qu'un simple envahisseur. Il n'est certes pas le méchant. Alors que son peuple est constitué de tribus, il réussit à les assembler en une seule, pour pouvoir agrandir son territoire. Tout au long du roman, on s'apercevra à quel point Ulric est loyal, juste et fin stratège. A côté de lui, Druss n'est qu'un guerrier rustre. C'est là toute l'ambivalence de Légende : le peuple "barbare" qui use de stratégie contre la civilisation qui n'en a aucune.

Les personnages secondaires sont importants. Du Nadir manchot devenu ingénieur, au brigand loyal Flécheur, David Gemmel dépeint des personnalités attachantes. Les assiégés, sous les ordres de Druss, vont comprendre l'importance de tenir la citadelle. Est-ce qu'elle tombera ? On n'en sait rien et chaque jour sera une victoire. Ce sont les actions de ces hommes, soldats comme fermiers, qui permettent à Légende d'être plus qu'un simple roman de Fantasy. Druss et sa hache Snaga sont superbes, Rek et ses actions de Berserker valent la lecture, comme la magie des Trente, mais sans ces simples hommes, la forteresse tomberait.

Comme le décrit si bien l'éditeur, Légende c'est Alamo en fantasy. Un roman de pur divertissement qui allie action et grands sentiments. C'est sanglant, émouvant, mais on en redemande. A ne pas mettre en toutes les mains sous peine de devenir dépendant de l'auteur.

Temps de livres


  

Les guerriers de l'hiver (Cycle de Drenaï)

David GEMMELL

Bragelonne, 2006



Selon la prophétie, lorsque les trois rois seront morts, les démons règneront sur Terre. Or, le troisième roi est à naître. Pour le protéger, il y a Ulmenetha la prêtresse, ainsi que trois guerriers drenaï, qui viennent d'être mis à la retraite. Les démons de leur côté n'attendent pas la prophétie. Ils sont tout autour des villes, attendant l'heure de revenir en chair et en os. Certains ont pris l'apparence des humains, et feront bientôt venir leurs guerriers.

D'un côté : trois vieillards (60 ans minimum), héros en leurs temps, et champions de leur discipline. De l'autre un démon réincarné en humain, disposant d'une armée humains / démons. Entre les deux : la reine Axiana et son enfant à naître, la prêtresse Ulmenetha et trois bambins survivants de campagnes militaires. Et une prophétie à accomplir : tuer l'enfant de la reine, pour que les ténèbres règnent.

Depuis le temps que les démons essaient de régner sur terre, ils auraient du comprendre que nous humains, on ne se laisse pas faire. Surtout si c'est raconté par David Gemmel. Parce que les vieillards en question, ils ont du caractère, et de la vie à revendre. Heureusement ils sont aidés par un peu de magie. Sinon ils auraient mangé les pissenlits par la racine (quoique, les pissenlits, en hiver...). Et les démons ont des doutes sur leur avenir (si les démons deviennent humains ou va-t-on ? )

La fin semble déjà connue. Certains vont mourir, avec panache, et défendre ce qui leur semble juste. Mais entre la fin et le début, faut du remplissage. ET voilà le défaut de Gemmel. Il remplit... C'est du bon remplissage, mais quelques pages en moins auraient été du plus bel effet. Les combats sont très bien, certaines surprises sont WoW (private joke en référence à World of Warcraft), mais... Peut mieux faire... (En même temps, il va avoir du mal... - note d'un goût du douteux du Webmestre)

Temps de livres


La Légende de Marche-Mort

David GEMMELL

Bragelonne, 2005



Où sommes nous ?
David Gemmel nous propose l'univers d'un empire quasi-romain au temps de sa décadence, avec des Jeux quasi-Olympiques, sous l'autorité d'un roi fou.
Les GOTHIRS, maîtres de cet empire, n'ont d'autre avenir que l'intrigue et la corruption. Ils n'ont que mépris pour les NADIRS, un cocktail de tribus colonisées. La haine aide quand il faut survivre.
Le récit nous fait partager le sort de DRUSS, guerrier légendaire d'une autre tribu, sorte de mercenaire devenu philosophe au soir de sa vie, et de son ami SIEBEN, intello et poète épicurien. Cette alliance de la force et de l'esprit fonctionne bien tout au long du livre. Les quêtes s'entrecroisent au milieu de personnages hauts en couleur, souvent finement ciselés, les bons et les méchants apparaissant dans chaque camp.
L'intérêt ne décroît jamais, et l'auteur joue avec bonheur sur le contraste entre le fond épique du récit et la modernité des rapports et des sentiments.
Finalement, les méprisants colonialistes connaîtront leur Dien Bien Phu à eux. Les " sauvages " pourront rebondir vers un autre avenir, quand même bien ténébreux encore.
Pour DRUSS ce sera l'un des derniers combats, mais sa légende n'en sera que plus vivante.
Un récit bien mené et envoûtant.

Alain Cariou


Waylander II, Dans le royaume du loup

David GEMMELL

Bragelonne, 2004



Dakeyras, plus connu sous le nom de Waylander, vit maintenant dans les monts Skeln. C'est dans cet endroit qu'il avait décidé de vivre des jours heureux avec sa femme Danyal et ses deux filles adoptives Krilla et Miriel. Malheureusement pour lui, sa femme est morte et sa fille Krilla est partie pour la ville, le laissant seul avec Miriel. Waylander, malgré sa tristesse, a décidé de former Miriel au maniement des armes. Et tous les deux vont en avoir besoin ! Ils découvrent en effet que la tête de Dakeyras est mise à prix. Tous les mercenaires du royaume vont se mettre en quête pour toucher la formidable prime. Mais comme vous vous en doutez, notre Waylander, aidé de sa fille et de quelques amis, ne vont faire qu'une bouchée de ces tueurs. Cette épreuve passée, un autre plus terrible l'attend alors : il va apprendre que sa fille Krilla et son mari ont été assassinés. Curelle douleur pour Waylander qui va retrouver son instinct de chasseur et que rien au monde ne pourra arrêter dans son désir de vengeance. Comme d'habitude, rois, magiciens ou guerriers vont regretter amèrement d'avoir déclenché la fureur de Waylander.

Encore du super Gemmell. Décidément, cela devient une habitude. Dès que l'auteur se lance dans ce type de roman avec un héros implacable, ça marche. Une belle histoire d'amitié avec un soupçon d'amour, des batailles par dizaines, des magiciens et des démons horribles... Que dire de plus, sinon encore, encore ! Là, je suis en plein délire ! Trève de plaisanterie, super moment de détente à conseiller aux lecteurs de 7 à 77 ans.

Jean Goasdoué


L'Epée de l'orage

David GEMMELL

Bragelonne, 2004
Premier volet de : Rigante, tétralogie en cours de publication.Traduit de l'anglais. Première parution dans la langue originale en 1998.



Au coeoeur des montagnes verdoyantes se trouve le petit village Rigante de Trois-Ruisseaux, dont les habitants vénèrent les dieux de l'air et de l'eau, et les esprits de la terre. Parmi eux vit un enfant d'origine simple, mais marqué au sceau du destin. Né au cours d'une nuit d'orage qui condamna son père d'un éclair qui foudroya son épée, il se nomme Connavar. Ce premier tome retrace l'enfance, l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte de celui qui deviendra un être exceptionnel, courageux, respecté de ses amis, craint de ses adversaires et ennemis, un guerrier à la fois glorieux et pathétique, un héros pour ce peuple qu'il s'est juré de toujours protéger y compris contre les troupes envahissantes de l'Empire de Roc, qui n'hésitera pas à affronter bêtes et hommes que les Seidhs, déités maléfiques, lui envoient. Il faut dire aussi que, dans sa quête, Connavar reçoit une épée magique qui fait de lui le terrible Démone-Lame dont le nom à lui seul frappe de crainte et de terreur le coeoeur de tous ceux, amis ou ennemis, qui osent l'approcher...

Epée de l'Orage, c'est le nom d'âme de Connavar, guerrier exceptionnel dont les multiples exploits, plus impressionnants les uns que les autres, dans un monde sauvage et sombre, nourrissent et entretiennent la légende. David Gemmelll, grand maître de la fantasy guerrière, nous offre, avec le talent qu'on lui connaît, l'épopée aventureuse d'un héros hors du commun, une épopée inscrite dans un registre plus sombre, plus tourmenté et plus désespéré encore que d'ordinaire. Rien de bien nouveau sous le soleil, David Gemmel remet le couvert, direz-vous, et vous aurez raison. Il n'empêche que, bien que prévenu le lecteur se laisse captiver, tant le roman est bien ficelé, rythmé à souhait, efficace, enlevé, réussi. David Gemmell possède un sens inné ou un talent rare pour la narration épique, l'épopée aventureuse, la saga barbare. Chaque personnage est suffisamment complexe pour qu'on s'y intéresse. Ainsi la sorcière du village où grandit le héros n'est pas qu'une vieille folle qui a la connaissance des herbes et des maléfices. Si ses dieux la privent de ses pouvoirs, elle peut, à tout instant, redevenir simple humaine. La Morrigu, Seidh maudite qui fait des cadeaux aux mortels en échange d'un lourd tribut, leur enseigne également le prix véritable de la gloire et de la fortune. Connavar lui-même, aussi doué soit-il, porte en lui les germes des plus affreuses colères et des plus terribles violences, ce qui le rendra en partie responsable de la mort de l'amour de sa vie. Bref, tous les personnages mis en scène ici sont dotés de traits de caractère qui les rendent attachants.

Bravo ! Non seulement le lecteur ne s'ennuie pas une seconde, mais appâté par ce début de cycle pour le moins prometteur, il en redemande encore et encore la suite en piaffant d'impatience.

MGRB


L'écho du Grand Chant

David GEMMELL

Bragelonne, 2004
Traduit de l'anglais. Première parution dans la langue originale en 1997



Le Grand Ours descendra du ciel et, d'un coup de patte, fouettera l'océan. Il dévorera l'oe'oeuvre des hommes. Puis, il s'endormira pour dix mille ans, et le souffle de son sommeil signifiera la mort... Ainsi parle la prophétie. Trop orgueilleux quant aux pouvoirs qui font d'eux des dieux au regard des autres hommes, les Avatars vont payer très cher leur arrogance. Un terrible cataclysme causé par un séisme dévaste le monde et emporte dans son sillage outre la science une grande partie de la nation des Avatars. S'en est suivi une ère de glaciation. De nombreuses années après cette catastrophe, les Avatars qui ont survécu ont réussi à conserver un peu de leurs pouvoirs, mais, faute d'énergie suffisante, ces pouvoirs diminuent de plus en plus. L'empire est sur le déclin. Comme si cela ne suffisait pas, les peuples que les Avatars avaient opprimés et asservis commencent à se révolter. Il faudra cependant que les anciens maîtres et leurs esclaves rassemblent leurs maigres forces pour faire face à un nouveau danger, les hordes de la Reine de Cristal qui menacent d'envahir leur monde. C'est ainsi que Talaban, un guerrier Avatar hanté par son passé, aidé de Maître Ro et de quelques Vagars, se lance à la recherche de l'énergie perdue...

Impossible de se défaire de ce roman avant d'en avoir achevé la lecture ! Tout simplement parce que David Gemmell est un raconteur d'histoires extrêmement talentueux. Il nous offre ici l'histoire d'un empire gigantesque, celui des Avatars devenus immortels grâce au pouvoir de cristaux magiques, empire néanmoins appelé à disparaître et qui, dans un dernier sursaut, s'allie aux peuples qu'il a asservis et qui maintenant se révoltent contre leur joug, pour faire face à une nouvelle et encore plus terrible menace. L'intrigue est bien construite, bien menée, rythmée comme il se doit, ponctuée de combats épiques, agréablement écrite, nostalgique à souhait. Elle met en scène des héros vivants et attachants, fort bien campés, des archétypes certes, mais loin d'être parfaits - ni par trop caricaturaux ! -, donc profondément humains. Le lecteur se retrouve littéralement happé par cette quête émouvante, désespérée bien que toujours pleine de panache, aussi vaine soit elle, que vont devoir mener ces personnages - si différents les uns des autres - pour la survie de leur monde. La fin du roman, à la fois tragique et glorieuse, est parfaitement amenée. Bref, adulte ou bien adolescent, homme ou femme, pourvu qu'on soit féru d'heroic fantasy, on ne s'ennuie pas une seconde.

Un livre absolument fabuleux !

MGRB


La quête des héros perdus

David GEMMELL

Bragelonne, 2003
Traduit de l'anglais. Première parution dans la langue originale en 1990



Depuis la chute de la forteresse de Dros Delnoch (voir "Le Roi sur le Seuil"), l'empire Drenaï n'existe plus. Les barbares venus du Nord, les Nadirs, ont pris le pouvoir, le célèbre Tenaka Khan, chef du clan des loups a repoussé les limites du territoire nadir. A sa mort, son fils Jungir qui écarte du pouvoir sa soeoeur Tanaki en l'isolant dans le désert où elle prend la tête des esclavagistes, le dirige d'une main de fer et poursuit la conquête. Lors d'un raid dans l'empire gothir, des esclavagistes capturent Ravenna, jeune villageoise dont Kiall, paysan timide et naïf, est tombé amoureux. Il n'en faut pas plus pour que le jeune homme se lance à la recherche de son aimée, entraînant dans son sillage les quatre illustres héros de la bataille de Bel-Azar : Charéos, le maître d'armes, Beltzer, le géant à la hache et les deux archers Finn le taciturne et Maggrig le jeune. Le temps a passé depuis Bel-Azar, les quatre intrépides guerriers qui s'étaient séparés ont certes vieilli, mais ils n'ont rien perdu de leurs talents. Forts de cette mission de libération à mener et aidés par Okas, shaman tatoué venu d'un autre monde, tous s'enfoncent en pays nadir. Mais ce qui passe au début de l'aventure pour la brave quête d'un amoureux rêveur soutenu par des combattants prêts à réaliser de nouveaux exploits se révèle en réalité faire partie intégrante d'un dessein qui les dépasse tous et dont ils ne sont que les instruments : la résurrection du Fléau nadir, le dernier Comte de bronze en qui coule l'espoir du peuple drenaï...

Après "Légende", "Le Roi sur le Seuil", "Waylander", "Druss la Légende", "La Quête des Héros Perdus" est la suite du cycle de Drenaï imaginé par le talentueux David Gemmell qui nous offre ici un nouveau roman d'heroic fantasy plein d'aventures certes mais aussi plutôt désespéré. Ceux qui connaissent l'univers de ces romans ne seront pas dépaysés puisqu'ils se retrouveront en territoire connu. Un tout petit échange entre Finn et Charéos donne tout son sens au livre : ("- Gagner ou perdre, de toute façon, nous ne ferons jamais rien que ce monde puisse comprendre !",[dit Finn] "- Mais ce monde n'a pas d'importance", répondit Charéos en se levant. "- Non, répliqua Finn. C'est déjà bien de le savoir"). Les principaux protagonistes de cette histoire se savent au bout de leur existence, sont conscients que la présente quête sera pour eux la dernière. Bref, ce sont des héros fatigués qui n'ont pas su assumer la gloire rapidement acquise après la chute de Tenaka Khan que David Gemmell met en scène. Quant au jeune Kiall, il apprendra la vie à ses dépens, perdra sa naïveté et son insouciance. L'auteur a doté ses personnages de beaucoup de force, mais aussi de faiblesses, travers et autres névroses, et le grand nombre de sentiments différents qui les anime les fait agir par amour, pour des motifs de rachat, de rédemption, par soif d'aventures, etc. Ils sont vivants, complexes et attachants. Vivre ou mourir n'a pour eux que peu d'importance tout compte fait. Au centre de l'action, sanglante et réaliste comme à l'accoutumée dans les romans de Gemmell, outre l'amour, un monde à sauver de la barbarie. Bien construite et bien menée après un début assez long que l'auteur met à profit pour bien mettre en place ses différents acteurs, l'intrigue est également agréablement écrite et dialoguée. Elle n'apparaît pas toutefois révolutionnaire, mais elle est prenante, parsemée de longues et fort intéressantes périodes d'introspection et de retour sur soi. Une fois les yeux posés sur les première lignes, impossible de lâcher le roman avant la dernière page. On ne s'ennuie pas une seconde ! Peut-être peut-on seulement regretter que de roman en roman, l'auteur applique toujours le même schéma et ne se renouvelle pas vraiment.



Il n'empêche que "La Quête des Héros Perdus" figure parmi les meilleures oeoeuvres de David Gemmell et qu'il serait vraiment dommage de se priver d'une aussi bonne occasion de s'octroyer un excellent moment de détente et de distraction. Avis donc aux amateurs !

MGRB


L'Etoile du matin

David GEMMELL

Bragelonne, 2003
Traduit de l'anglais. Première parution dans la langue originale en 1992



Qui, du nord au sud de la vallée des Highlands, ne connaît pas la célèbre légende de l'Etoile du Matin ? Une belle saga épique vantant les hauts faits d'un jeune et valeureux guerrier au coeoeur pur et à la lame étincelante, le dernier héros des Highlands, l'exemple populaire idéal du sauveur, du libérateur pourfendant sans relâche l'ennemi envahisseur. Une légende qui a vu le jour en des temps troublés, alors qu'avec le soutien de la sorcellerie du seigneur des batailles Edmond, un nécromancien fou bien décidé à rappeler à la vie les Rois Vampyres, morts depuis des siècles, les hordes angostines déferlaient sur les frontières méridionales et tentaient d'imposer leur main mise sur les Hautes Terres. Une légende que le barde Owen Odell connaît dans les moindres détails... et pour cause, puisque c'est lui qui l'a écrite, il y a bien des années. Personne, bien entendu ! Maintenant que Owen est vieux et que l'heure de sa mort approche, il est bien décidé à dire toute la vérité sur son ami Jarek Mace, celui qui deviendra l'Etoile du Matin. Un homme qui n'avait rien de bien reluisant, jugez plutôt ! Celui dont la légende vante les exploits n'était qu'une canaille, un bandit de grand chemin, un coupe-jarret prêt à tout pour quelques pièces, un séducteur invétéré, menteur et égoïste de surcroît ! Owen rencontra Jarek lors du sauvetage d'une jeune fille sur le point d'être violée. En fait, s'il s'est retrouvé là au milieu des agresseurs, c'est tout simplement parce qu'il cherchait à fuir, en sautant d'un balcon, le lit d'une femme mariée dont l'époux, fou de rage, le poursuivait pour s'en venger ! Ah, elle est belle l'image du héros au grand coeoeur ! Lui qui ne voulait que profiter de la légende va peu à peu et bien malgré lui entrer en résistance. Son histoire est celle d'une rédemption...

David Gemmell est un auteur talentueux qui n'a plus rien à prouver. Qu'on se le dise ! Depuis "Légende", son premier roman publié en 1984, il a écrit de nombreux best-sellers et est reconnu comme le maître de l'heroic fantasy en Grande Bretagne. Il nous revient avec un nouveau roman, "L'étoile du matin" - réécriture de la légende de Robin des Bois-, qui ne déroge pas à la règle et dont le personnage central est un antihéros. Oubliez le solitaire avec son 45 ou le capitaine à la hache et à l'air renfrogné ! Jarek Mace est un homme peu sympathique, un voyou, un homme sans foi ni loi qui n'aime que lui-même... Oubliez le refrain auquel David Gemmell nous a habitués : "il y a trente personnages, et tous vont mourir..."... Le seul homme qui souffre dans la présente histoire, c'est Jarek Mace. Il souffre de sa renaissance, de sa rédemption. Oubliez la magie ! Cette fois, ce sont des morts-vivants qu'il lui faut affronter et vaincre. Une fois de plus, le lecteur se laisse séduire par une intrigue efficace, palpitante, bien bâtie, bien rythmée, riche en rebondissements, et fort agréablement servie par un style à la fois vif et fluide et une langue savoureuse.

Une heroic fantasy sympathique et distrayante pour un agréable moment d'évasion et de détente.

MGRB

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