Morbus Gravis - Delta

Paolo Eleuteri SERPIERI

Glénat, 2016
Druuna, T. 1, traduit de l'italien par Aurore Schmid



Dans le futur post-apo où Druuna essaye de survivre, les hommes sont atteints par un virus que l'on récupère à la suite d'une simple poignée de main. Et là, c'est pas super car la victime se transforme en mutant qui ne pense qu'à étancher sa soif avec le sang des autres. Seul remède à cette difficile condition, ingérer du sérum. Druuna part à la recherche de cette potion pour sauver Schastra, l'amour de sa vie.

On est ici dans un joyeux (le terme est choisi) mélange de SF, d'érotisme et parfois d'horreur. Druuna n'a rien d'une bonne soeur, ou alors d'un genre plutôt original. Dotée d'une plastique avantageuse qu'elle se garde bien de cacher, la donzelle n'est pas farouche et n'hésite guère sur les arguments à employer pour arriver à ses fins. Graphiquement, les poses lascives de l'héroïne, mettant en évidence un accueillant fessier, une cambrure efficace et des seins généreux ont tout pour la transformer en fantasme.

On pourrait penser le scénario assez vide mais il n'en est rien. Les persos sont variés, des soldats aux mutants en passant par les victimes du virus. On en croise du monde lors des déambulations de notre pulpeuse héroïne. Le périple de Druuna à travers cet univers de menaces maintient un vrai suspense : quel nouveau péril va-t-elle rencontrer à l'angle de la rue ?

En bref, tout n'est pas dans le cul mais aussi dans la quête !

Marc Suquet


  

Anima (Druuna - Les origines)

Paolo Eleuteri SERPIERI

Glénat, 2016
Traduit de l'italien par Aurore Schmid



Pas de paroles dans cet album, mais de la plastique féminine et plantureuse à souhait.

Elle se réveille, nue bien sûr et avec nonchalance frappe ses fesses, cible d'un moustique parasite... Bienvenue. C'est clair, l'album ne sera pas franchement destiné aux enfants. Elle enfourche ensuite son destrier et traverse dans les airs une forêt. Dans son voyage elle rencontrera un homme, une panthère et une étrange créature avec qui elle passera d'agréables moments...

Difficile de dire que l'album est exceptionnel question scénario : un voyage, quelques rencontres mais pour qui, pour quoi, le lecteur reste un peu sur sa faim, ce qui ne sera pas le cas pour les dessins. Serpieri, le maitre de l'érotisme, c'est... assez vrai. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil au site de la série.

L'album n'appartient pas à la série des Druuna, mais est un véritable prequel dont la fin fait le lien avec les autres albums. Pas d'univers post-apo ici mais plutôt une nature sauvage et dangereuse.

Curieux de constater que l'auteur a publié aux sérieuses éditions Larousse, Découvrir la bible. Un homme complet ! On comprend mieux alors le clin d'oeil du serpent qui attaque notre héroïne.

Marc Suquet


Nous voici dans le monde un peu fermé de la BD dite érotique. Paolo Serpieri en est un maître reconnu, surtout grâce à un trait de crayon pas piqué des vers qui apporte un réalisme fantastique à ses amazones dénudées. Il faut aimer les drôlesses solidement charpentées, charnues et rebondies. Attention, tout ça, bien ferme s'il vous plaît. C'est l'avantage avec le dessin, point besoin de Photoshop pour éviter toute trace de cellulite disgracieuse...

Est-ce que je vais pouvoir parler du scénario du présent ouvrage ? Oui, vous savez, le truc, là, où il se passe potentiellement des choses, avec un-début-un-milieu-et-une-fin ? Où s'enchaînent des évènements qui forment un tout ? Euh... On oublie. La demoiselle de la couverture court beaucoup, à cheval ou à pied, s'emboîte un peu avec un gaillard qui passe, s'habille et se déshabille souvent, et sans grande différence entre ces deux états sus-cités. Pas de parole, ça nuirait au suspense. Le quoi ? Non, laissez. On verra ça dans un autre album. Enfin, ce serait assez vain d'essayer d'expliquer de quoi il retourne à part d'un sérieux défi lancé à la face de la force gravitationnelle appliqué à la zone pectorale d'une blonde chevelue en string.

Je pourrais plutôt m'attarder sur le fait qu'il s'agit d'un album à part de la série des Druuna que l'auteur avait sortie dans les années 80. Ladite jeune personne survivant dans un monde post-apocalyptique hostile grâce à son physique de guerrière voluptueuse, cela la conduisait souvent à être représentée de dos ou de trois quarts, le postérieur dénudé et offert au regard du/de la lecteur/trice pendant qu'elle se livrait à de lascifs corps à corps avec nombre de partenaires plus ou moins membrés (mais non c'est pas vulgaire ! Y avait un virus qui rendait les gens mutants dans ses aventures, les transformant en de nombreux avatars de pieuvres, calamars et autres mollusques baveux à tentacules). Anima est en fait ce que les américains appellent un prequel, terme utilisé au ciné US assez adapté et difficilement remplaçable par le (pourtant) joli mot français prélude qui ne rend pas la notion de parution ultérieure de l'oeuvre à laquelle elle fait référence. Mais je m'égare, revenons au livre. Si vous aimez le 90 E, les mollets des lanceuses de poids ukrainiennes et les dessins crayonnés, ceci est fait pour vous !

Marion Godefroid-Richert

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