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Festival du Goéland Masqué, Penmarc’h

11, 12, 13 juin 2011

Compte-rendu très partiel et très partial

Pour sa 11ème édition, le Goéland Masqué a décidé de faire encore mieux, encore plus fort que précédemment. Sous la houlette de Roger Hélias, son dynamique président, la non moins dynamique association n’a pas ménagé ses efforts. Jugez plutôt. Tout d’abord, le salon est devenu festival. Une renaissance, en quelque sorte.

L’invité d’honneur, le parrain du festival était Patrick Raynal (critique littéraire, éditeur, pilier de la littérature noire français...). A ses côtés, un plateau de choix. Une soixantaine d’auteurs : auteurs de romans noirs, auteurs jeunesse, auteurs B D, auteurs en langue bretonne et, cerise sur le gâteau, une brochette d’auteurs "espagnols..." Et quelle brochette ! Jaime Martin (B D), Jose Javier Abasolo, Jose Carlos Somoza (le grand Somoza, d’origine cubaine. Respect !), "le pirate," Carlos Salem (argentin, en fait) et son acolyte Jeronimo Tristante... Ils ne passent pas inaperçus, en particulier "le pirate !"

Carlos Salem et Jeronimo Tristante

Stands, conférences, dédicaces, contes noirs (avec Yveline Méhat), la dictée noire (de Nadine Monfils), lectures, atelier d’écriture... Les animations ne manquent pas... Last but not least, l’opération polar masqué : le Goéland Masqué a ouvert son rendez-vous sur Penmarc’h et invité les festivaliers... et les gens du cru à rencontrer les auteurs dans différents bistros... Yvon Coquil nous a fait part de rencontres agréables, voire surprenantes et inattendues "Chez Bruno..."

Samedi matin, 11 juin, nous avons donc pris la route du sud, faisant fi de la déclaration de Jean-Paul II : "les romans policiers (...) sont souvent d’une valeur morale, humaine et même littéraire très douteuse." (Le Monde, 18/07/1972)

Pause déjeuner à Pont-L’Abbé (après une visite de la ville) : Brasserie du Château. Accueil chaleureux et cuisine traditionnelle. Très bonne adresse. Nous avons décidé de manger léger (Kig ha farz et café gourmand... C’est tout à fait léger, on vous assure !).

14h30 : Salle Cap Caval. Les auteurs sont déjà en place. Première rencontre : Yvon Coquil, bien sûr !

Claude Mesplède

15h : Conférence de Claude Mesplède : "Histoire(s) et curiosités de la Série Noire..." "La mémoire vivante du polar" est — une fois encore — intarissable... On l’écouterait des heures mais il est "chassé", pour laisser la place au conférencier suivant, Patrick Raynal...

Nous ne verrons pas l’après-midi passer. Rencontres, discussions avec Yvon Coquil (déjà cité), Gérard Alle (pilier incontournable), Caryl Ferey (grand voyageur attaché à la Bretagne), Jean-François Coatmeur (Monsieur Coatmeur ! Respect !), Claude Mesplède ("l’ami Claude, tombé dans le polar à 9 ans !"). Une mention spéciale à Carlos Salem qui nous a bien fait rire...

Jean-François Coatmeur

Quelques regrets également. "Par manque de temps", on a "raté" quelques auteurs : Briac, Nadine Monfils, Sylvie Rouch, Lalie Walker, Arnaud Le Gouëfflec (toujours très occupé...). D’autres encore... Nous garderons cependant un très bon souvenir de notre passage — trop rapide — à ce festival "à l’ambiance décontractée :" auteurs disponibles et souriants qui aiment rencontrer le public et apprécient de retrouver leurs collègues. "Dans le polar, il n’y a pas de frime. Peut-être parce que c’est de la littérature populaire." (Yvon Coquil cité par Hervé Queillé).

Une autre citation pour conclure. Nous la préférons à celle de Jean-Paul II : "Le roman policier, c’est le reflet de la société. Il permet de disséquer le monde, depuis les hautes sphères de la finance jusqu’aux bas-fonds." Elle est de François Guérif, un grand connaisseur.

Roque et Arlette

P. S. : les prix 2011

Prix du Goéland Masqué de la première oeuvre policière : "Ilot mortel à Trégastel" Bernard Enjolras

Prix Mor Vran de la B D noire : "Page noire" Giroud – Lapière et Ralph Meyer